Traitements du diabète de type 2,
les conseils pour réguler son diabète.

L'activité physique

L’activité physique
Il est conseillé aux personnes atteintes de diabète de type 2 de faire 3 fois 50 minutes d’activité d’intensité modérée – marche rapide, vélo, natation, danse, yoga, Pilates… – chaque semaine. L’exercice physique peut :

  • abaisser la glycémie
  • abaisser la tension artérielle
  • aider à faire perdre du poids ou à maintenir son bon poids
  • aider à se sentir mieux
  • réduire la quantité de médicaments nécessaire
  • soulager la tension ou le stress
  • améliorer la fonction du cœur et des poumons
  • améliorer la tonicité des muscles

La nutrition du diabétique - Adaptez votre mode de vie pour prévenir les complications.

La HAS (Haute Autorité de Santé) donne trois conseils principaux : ne pas grignoter entre les repas, faire trois repas équilibrés par jour à heures régulières et limiter les graisses saturées. Regardez la vidéo pour connaître les bons comportements alimentaires à tenir.

Le jeûne

Parmi les tendances alimentaires actuelles, il y a le jeûne intermittent. Plus qu'un régime, cette nouvelle manière de s'alimenter aurait de très nombreux avantages santé.

Ce type d'alimentation consiste à alterner entre des périodes de jeûne plus ou moins longues et des périodes de prise alimentaire. Bien plus souple et accessible que le jeûne strict qui n'autorise aucune prise alimentaire, le jeûne intermittent permet de profiter des mêmes avantages sur la santé.

Voici les principaux atouts santé du jeûne : 

  • Diminue la production d'insuline et le stockage des graisses et du sucre dans l'organisme
  • Stimule le déstockage des graisses 
  • Permet un meilleur contrôle des sensations alimentaires
  • Prévient le surpoids et certaines pathologies associées : maladies cardiovasculaires, diabète, etc.

Les compléments alimentaires

Compléments alimentaires pour diabétique

Certains compléments alimentaires peuvent jouer un rôle lors du diabète de type 2.

  • Le ginseng a un effet hypoglycémiant à hauteur de 200 mg par jour de panax ginseng standardisé.
  • La vitamine C à hauteur de 500 mg par jour, semble freiner la glycation, augmente le flux sanguin et diminue l'inflammation (donc aussi les douleurs).
  • La coenzyme Q10, à raison de 200 mg par jour pendant 12 jours, améliore la gestion du sucre dans le sang, diminue elle aussi la pression sanguine, et prévient les dommages oxydants causés par le diabète.
  • Le magnésium : il semble souvent en carence chez le diabétique et il peut donc être considéré dans ce cas comme un facteur d'insulinorésistance. La consommation de 375 mg de magnésium par jour induit une meilleure sensibilité à l'insuline, améliore le contrôle de la glycémie et réduit le risque de syndrome métabolique.
  • L'acide alpha-lipoéïque intervient dans la prévention : c'est un puissant anti-oxydant ; il favorise la régénération d'autres anti-oxydants comme la vitamine E, la vitamine C, le glutathion et l'ubiquinol (forme réduite de la coenzyme Q10) ; aide au contrôle de la glycémie et aide à réduire l'accumulation des graisses.
  • Le chrome contribue au maintien d'une glycémie normale.
  • Le zinc contribue au métabolisme normal des glucides.


Attention, les compléments alimentaires ne remplacent pas le traitement médical et les injections d'insuline. Ils permettent simplement de limiter et de retarder les dégâts occasionnés par la maladie. Ils permettent aussi d'augmenter la sensibilité à l'insuline.

Pour toute question demandez conseil à votre médecin.

Les principaux médicaments* contre le diabète - Comprendre les médicaments que l'on prend.

Médicaments du diabétique

En cas diabète de type 2 et si l'activité physique et une alimentation saine n'ont pas suffi à contrôler la glycémie, plusieurs classes de médicaments peuvent être utilisées pour diminuer la concentration de sucre dans le sang. Vous saurez ainsi ce que l'on vous prescrit (liste non exhaustive).

La metformine (famille des biguanides), STAGID, GLUCOPHAGE...
Cette substance améliore l’efficacité de l’insuline, en particulier au niveau des muscles et du foie (qui constituent les réserves de sucre). La metformine est très utilisée comme premier traitement chez les diabétiques de type 2 (en particulier ceux en surpoids), lorsque les modifications des habitudes alimentaires et l’activité physique ne sont pas parvenues à contrôler le taux sanguin de sucre. Elle est utilisée depuis des années et a fait ses preuves, tant pour réduire le taux de sucre dans le sang que pour prévenir les complications cardiovasculaires du diabète de type 2.

Les sulfamides hypoglycémiants AMAREL, GLEMEPIRIDE, GLYCAZIDE...
Ces substances sont proposées le plus souvent en association avec des médicaments améliorant la sensibilité à l'insuline (metformine, voir ci-dessus) lorsque le diabète n'est pas suffisamment équilibré avec un seul médicament.

Les glinides NOVONORM, REPAGLINIDE...
Comme les sulfamides hypoglycémiants, ces médicaments stimulent la libération d'insuline. Leur durée d'action étant plus courte que celles des sulfamides hypoglycémiants, ils doivent être pris immédiatement avant le repas.

Les gliptines GALVUS, JANUVIA...

Les gliptines sont utilisées par voie orale pour contrôler le diabète en cas d'échec des mesures hygiénodiététiques, en association avec d'autres antidiabétiques oraux (de préférence avec la metformine, parfois avec les sulfamides hypoglycémiants) ou avec de l'insuline.

Les injections d'insuline

Lorsque les traitements oraux ne sont pas suffisamment efficaces pour contrôler le taux de sucre dans le sang, le médecin peut prescrire des injections d’insuline. Le recours à l’insuline est souvent mal vécu par les patients (peur de l’injection ou de l’hypoglycémie, prise de poids, etc.). Pourtant, l’insuline est parfois indispensable pour éviter les graves conséquences d’un diabète non contrôlé. Le passage à l'insuline est également nécessaire lorsqu'une femme souffrant de diabète de type 2 est enceinte. Les antidiabétiques oraux sont alors insuffisants pour contrôler la glycémie.

En général, le passage à l’insuline commence par associer des antidiabétiques oraux à une injection quotidienne d’insuline retard (à action lente) avant le coucher. La dose d’insuline est progressivement augmentée jusqu’à ce que la glycémie à jeun (au lever) soit inférieure à 1,10 g/l. Le patient apprend à s’injecter l’insuline à l’aide d’un stylo injecteur jetable et à mesurer sa glycémie au lever et en fin d’après-midi (autocontrôle).